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En France, le don du sang est ouvert de 18 à 70 ans inclus. Il faut peser au moins 50 kg et se sentir en forme le jour venu. Le prélèvement dure moins de dix minutes et porte sur 420 à 480 mL de sang.

Introduction

Chaque jour, des patients dépendent de la générosité d’inconnus. Une hémorragie après un accouchement, un accident de la route, une leucémie : les besoins arrivent sans prévenir. Aucun laboratoire ne sait fabriquer de sang artificiel à grande échelle. La transfusion sanguine repose donc entièrement sur des donneurs bénévoles, non rémunérés et volontaires.

Les besoins français sont considérables et constants. L’Établissement français du sang (EFS) estime qu’environ 10 000 dons sont nécessaires chaque jour. Ces prélèvements servent à soigner près d’un million de malades chaque année. La réserve de sang doit rester alimentée toute l’année, y compris pendant les vacances scolaires.

Quelques chiffres aident à mesurer l’enjeu. En 2023, environ 2,6 millions de prélèvements ont été réalisés en France. Ils provenaient de près de 1,5 million de donneurs. Une minorité d’adultes franchit donc la porte d’une maison du don ou d’une collecte mobile. Les produits sanguins labiles ont pourtant une durée de vie très courte.

Il existe plusieurs façons de donner. Le don de sang total reste le plus fréquent et le plus rapide. Le don de plasma et le don de plaquettes se font par aphérèse, avec un automate dédié. Le don de moelle osseuse suit une démarche différente, avec inscription sur un registre national.

À retenir : donner son sang prend environ une heure au total, entretien médical et collation compris. Le prélèvement lui-même dure entre sept et dix minutes.

Pourquoi donner son sang ?

À quoi sert le don du sang ?

Le sang collecté soigne des situations très diverses. Il compense les hémorragies lors des accouchements, des accidents et des interventions chirurgicales. Il accompagne aussi les traitements lourds contre les cancers et les maladies du sang. Les patients atteints de drépanocytose ou de thalassémie en reçoivent régulièrement.

Le sang répond également à des besoins chroniques, moins visibles du grand public. Certains malades reçoivent des transfusions pendant des mois, parfois des années. Les médicaments dérivés du plasma traitent les hémophiles et les personnes immunodéprimées. Aucun traitement de substitution ne remplace aujourd'hui ces produits sanguins.

Qui a besoin de sang ?

Les accidentés de la route en situation d’hémorragie massive. Les patients traités pour un cancer ou une leucémie. Les personnes atteintes de drépanocytose, transfusées toute leur vie. Les femmes victimes d’une hémorragie de l’accouchement. Les opérés d’une chirurgie cardiaque lourde. Les patients greffés, avant comme après l’intervention.

Combien de vies peut sauver un don ?

Un seul prélèvement peut aider plusieurs patients à la fois. Le sang total est séparé en trois composants distincts après la collecte. Chaque composant part vers un receveur différent, selon les besoins des hôpitaux. On estime ainsi qu'un don unique peut bénéficier à trois personnes au maximum.

Cette règle explique l'importance de la régularité. Un donneur fidèle qui vient trois fois par an fournit beaucoup de poches. Les globules rouges se conservent environ 42 jours, les plaquettes seulement 7 jours. La collecte doit donc se renouveler en permanence, semaine après semaine.

Quels produits sont fabriqués à partir du sang ?

Les globules rouges. Ils transportent l’oxygène vers les organes grâce à l’hémoglobine. Les concentrés de globules rouges servent surtout en cas d’hémorragie ou d’anémie sévère. Leur attribution dépend du groupe sanguin du receveur et de sa compatibilité.

Le plasma. Ce liquide jaune représente environ 55 % du volume sanguin total. Il contient des protéines essentielles, dont les facteurs de coagulation et les anticorps. Le plasma est transfusé directement ou envoyé au fractionnement pharmaceutique. Les maladies rares immunitaires dépendent largement de cette ressource.

Les plaquettes. Ces cellules minuscules mesurent seulement quelques micromètres. Elles colmatent les brèches des vaisseaux et limitent les hémorragies. Leur durée de vie en poche ne dépasse pas sept jours. Ce délai très court impose une collecte permanente.

Composant
Globules rouges
Plasma
Plaquettes
Rôle principal
Transport de l'oxygène
Coagulation et immunité
Arrêt des saignements
Durée de conservation
Environ 42 jours
Jusqu'à un an congelé
7 jours seulement

Le don du sang en chiffres clés

Les besoins se comptent chaque jour, jamais une fois par an. L'EFS estime à environ 10 000 le nombre de dons quotidiens nécessaires. Près d'un million de patients sont soignés chaque année grâce à cette chaîne. Le nombre de donneurs recule légèrement d'une année sur l'autre.

Indicateur
Dons nécessaires chaque jour
Patients soignés chaque année
Prélèvements réalisés en 2023
Donneurs mobilisés en 2023
Part des femmes parmi les dons
Maisons du don en France
Collectes mobiles par an
Conservation des globules rouges
Conservation des plaquettes
Objectif plasma pour 2026
Repère chiffré
Environ 10 000
Environ 1 million
Environ 2,6 millions
Environ 1,5 million
53 % (Observatoire EFS 2024)
Plus de 115
Environ 40 000
Environ 42 jours
7 jours
1 million de dons

Le don du sang est-il rémunéré ?

Non, le don repose sur un bénévolat strict en France. Aucune somme n’est versée, quelle que soit la quantité prélevée. Ce principe s’accompagne de l’anonymat, du volontariat et de l’absence de profit. Seule la collation vous est offerte, à la fin du parcours.

Comprendre les groupes sanguins

Quels sont les différents groupes sanguins ?

Le système ABO répartit la population en quatre familles : A, B, AB et O. Le système Rhésus ajoute ensuite un signe positif ou négatif. La combinaison des deux donne huit groupes sanguins courants. L'EFS recense en réalité des dizaines de systèmes, dont certains très rares.

Groupe sanguin
A positif
O positif
B positif
A négatif
O négatif
AB positif
AB négatif
B négatif
Part de la population française
Environ 38 %
Environ 36 %
Environ 8 %
Environ 7 %
Environ 6 %
Environ 3 %
Environ 1 %
Environ 1 %

Le groupe O négatif est-il donneur universel ?

Oui, le O négatif est le donneur universel de globules rouges. Ses cellules ne portent ni antigène A, ni antigène B, ni antigène D. Elles peuvent donc être transfusées à presque tous les patients. Ce groupe rare, présent chez environ 6 % des Français, sauve lors des urgences vitales.

Quel est le groupe receveur universel ?

Le AB positif est le receveur universel de globules rouges. Son sang porte déjà tous les antigènes du système ABO et le rhésus D. Aucun anticorps ne vient donc attaquer les cellules transfusées. Pour le plasma, la logique s'inverse totalement. Le groupe AB devient alors donneur universel et le groupe O receveur universel.

Pourquoi certains groupes sont-ils plus recherchés ?

Les besoins suivent la répartition des patients, pas seulement celle des donneurs. Le A positif et le O positif sont très demandés, car les receveurs sont nombreux. Le O négatif reste précieux pour les urgences sans groupe connu. Les stocks varient aussi fortement selon les périodes de l'année.

Comment connaître son groupe sanguin ?

Une carte de groupe sanguin exige deux déterminations sur deux prélèvements distincts. L'EFS analyse votre groupe lors de vos premiers dons. Le résultat vous est ensuite communiqué par l'établissement. Une prise de sang prescrite par un médecin permet aussi cette identification.

Salle regroupant infirmiers et patients pour don du sang

Les sangs rares

Qu'appelle-t-on un sang rare ?

Un sang rare concerne moins de quatre personnes sur mille. La définition repose sur l’absence d’un antigène très répandu dans la population. L’EFS recense environ 390 groupes sanguins, dont 250 considérés comme rares. Le phénotype sanguin précis compte alors davantage que la simple lettre ABO.

Pourquoi certains donneurs sont-ils particulièrement recherchés ?

La compatibilité sanguine devient très difficile à obtenir pour ces patients. Seul un donneur au profil proche peut être transfusé sans risque. Les personnes originaires d'Afrique subsaharienne, des Antilles ou du bassin méditerranéen sont donc précieuses. Les patients drépanocytaires, transfusés à répétition, dépendent directement de cette diversité. Une banque nationale conserve les poches rares congelées pendant des années.

Comment savoir si l'on possède un sang rare ?

La découverte survient le plus souvent à l'occasion d'un premier don. Le laboratoire repère une particularité puis transmet le dossier au CNRGS. Ce centre national confirme le phénotype et inscrit le donneur dans un registre. Une carte spécifique est ensuite remise, à conserver sur soi en permanence.

Qui peut donner son sang ?

Quel est l'âge minimum ?

L'âge minimum est fixé à 18 ans en France. Aucune autorisation parentale n'existe pour les mineurs, même proches de la majorité. Beaucoup de jeunes réalisent leur premier don du sang pendant leurs études. Les collectes organisées sur les campus facilitent ce premier pas.

Quel est l'âge maximum ?

Le don de sang total reste possible jusqu'à 70 ans inclus. Les dons de plasma et de plaquettes s'arrêtent, eux, à 65 ans. Un senior en bonne santé peut donc continuer à donner longtemps. L'équipe médicale reste attentive à la tolérance du prélèvement après 60 ans.

À retenir : après 70 ans, le don n'est plus autorisé, quelle que soit la forme physique du donneur.

Quel poids faut-il faire ?

Le poids minimum exigé est de 50 kg pour le sang total et le plasma. Le don de plaquettes demande au moins 55 kg. Ce seuil protège le donneur, car le volume prélevé dépend du volume sanguin total. En dessous de 50 kg, la proportion retirée deviendrait trop importante.

Faut-il être en bonne santé ?

Il faut se sentir en forme le jour du rendez-vous. Une nuit correcte, un repas et une bonne hydratation changent beaucoup l'expérience. Le personnel vérifie la tension artérielle, le pouls et l'absence de signes d'infection. L'entretien préalable au don confirme ensuite l'aptitude, au cas par cas.

Peut-on donner son sang lorsqu'on est malade ?

Non, un épisode aigu reporte toujours le prélèvement. Une infection en cours pourrait être transmise au patient transfusé. Le donneur affaibli risque aussi un malaise pendant ou après le don. La règle générale demande d'attendre 14 jours après la disparition complète des symptômes.

Critère
Âge
Poids minimum
Durée moyenne
Sang total
18 à 70 ans
50 kg
7 à 10 minutes
Plasma
18 à 65 ans
50 kg
Environ 45 minutes
Plaquettes
18 à 65 ans
55 kg
Environ 90 minutes

Tableau de synthèse : puis-je donner mon sang ?

Situation
18 à 70 ans
Moins de 18 ans ou plus de 70 ans
Poids inférieur à 50 kg
Tatouage de moins de 2 mois
Diabète traité par comprimés
Diabète traité par insuline
Hypertension équilibrée
Grossesse en cours
Allaitement, plus de 6 mois après l'accouchement
Fièvre ou infection en cours
Antécédent de cancer
Asthme léger et contrôlé
Don possible ?
Oui
Non
Non
Non, temporairement
Oui, le plus souvent
Non
Oui
Non
Oui si éligible
Non, temporairement
Non, sauf rares exceptions
Oui

Quelles sont les conditions pour donner son sang ?

Pièce d'identité

Une pièce d'identité valide est demandée à l'accueil, sans exception. Carte nationale, passeport ou titre de séjour conviennent parfaitement. Cette vérification garantit la traçabilité complète de chaque poche prélevée. Le donneur de sang est ensuite enregistré dans un fichier national sécurisé.

Entretien médical

L'entretien reste l'étape la plus importante du parcours. Un médecin ou un infirmier reprend avec vous le questionnaire santé rempli à l'arrivée. Cet échange confidentiel aborde vos traitements, vos voyages et vos antécédents. Il permet d'écarter toute contre-indication avant le prélèvement sanguin.

Tension artérielle

La tension artérielle est mesurée juste avant le don. Des valeurs trop élevées ou trop basses conduisent à un report. En pratique, une tension supérieure à 180/100 mmHg empêche généralement le prélèvement. Cette mesure fait partie du mini-bilan de santé offert à chaque passage.

Taux d'hémoglobine

Le taux d'hémoglobine conditionne la sécurité du donneur. Les seuils habituels sont d'environ 12 g/dL chez la femme et 13 g/dL chez l'homme. Un taux insuffisant traduit souvent une anémie ou un manque de fer. L'EFS contrôle systématiquement ce paramètre sur les tubes échantillons du don.

Grossesse

Le don est impossible pendant toute la grossesse. Les besoins en fer augmentent fortement chez la future mère. Un délai de six mois après l'accouchement est ensuite demandé. Ce temps permet à l'organisme de reconstituer ses réserves en toute sécurité.

Allaitement

L'allaitement ne constitue pas en lui-même un obstacle définitif. Le délai de six mois suivant l'accouchement s'applique de la même façon. Passé ce cap, le don redevient possible si le bilan biologique est satisfaisant. L'équipe médicale vérifie surtout l'absence de carence en fer.

Jeûne : faut-il manger avant ?

Il ne faut jamais venir à jeun. Un repas léger et complet réduit nettement le risque de malaise vagal. Un petit-déjeuner, un déjeuner ou un simple encas suffisent selon l'heure. Il est aussi conseillé de bien s'hydrater dans les heures précédentes.

Peut-on boire du café ?

Le café n'est pas interdit avant un don. Une tasse au petit-déjeuner ne modifie ni la qualité du sang ni l'éligibilité. Mieux vaut cependant privilégier l'eau, qui facilite le débit du prélèvement. Le café seul, sans nourriture, reste une mauvaise préparation.

Peut-on pratiquer du sport avant ou après ?

Un effort intense juste avant le don est déconseillé. Le corps a besoin de ses ressources pour compenser le volume prélevé. Après le don, mieux vaut éviter le sport soutenu pendant environ vingt-quatre heures. Une marche tranquille ou des gestes du quotidien ne posent aucun problème.

À retenir : mangez, buvez, reposez-vous. Ces trois réflexes suffisent à rendre le don confortable dans la grande majorité des cas.

Quelles maladies empêchent de donner son sang ?

Diabète

Le diabète traité par insuline empêche définitivement le don. L'équilibre glycémique du donneur pourrait être perturbé par le prélèvement. Un diabète contrôlé par le régime seul ou par comprimés autorise souvent le don. Le médecin de collecte tranche après examen du traitement en cours.

Cancer

Un antécédent de cancer constitue en principe une contre-indication définitive. Cette règle de prudence protège le receveur et respecte le suivi du donneur. Quelques exceptions existent, notamment pour un carcinome basocellulaire guéri. Un cancer du col in situ traité peut aussi être évalué par l’équipe médicale.

VIH

Une infection par le VIH interdit définitivement le don. Le virus se transmet par voie sanguine, y compris en phase silencieuse. Chaque poche fait l'objet d'un dépistage systématique en laboratoire. Ce contrôle complète la sélection réalisée lors de l'entretien préalable.

Hépatite B

L'hépatite B chronique représente une contre-indication définitive au don. Le virus persiste dans l'organisme et reste transmissible par transfusion. La vaccination contre cette maladie n'empêche pas de donner. Un antécédent d'infection guérie doit être signalé lors du questionnaire.

Hépatite C

L'hépatite C exclut également le don de façon définitive. Les traitements actuels guérissent la maladie mais ne lèvent pas cette règle. La prudence prime, car la sécurité transfusionnelle ne tolère aucune approximation. Toute exposition à risque doit être mentionnée au personnel médical.

Paludisme

Un paludisme avéré impose une longue attente avant tout don. La contre-indication court sur trois ans après la fin du traitement. Le parasite peut en effet persister dans les globules rouges. Passé ce délai, le don redevient possible après validation médicale.

Covid

Une infection à Covid reporte simplement le don. Le délai habituel est de quatorze jours après la disparition des symptômes. La vaccination contre le Covid n'empêche pas de donner si vous êtes en forme. Signalez toujours l'épisode lors de l'entretien confidentiel.

Grippe

La grippe suit exactement la même logique que les autres infections virales. Le don est reporté tant que la fatigue et la fièvre persistent. Comptez environ deux semaines après la guérison complète. Cette pause protège votre récupération autant que le patient transfusé.

Fièvre

Une fièvre supérieure à 38 °C empêche le don. Elle signale une infection en cours, parfois encore silencieuse. Le délai d'attente atteint quatorze jours après la fin totale des signes. Cette règle vaut aussi pour les épisodes brefs et sans cause identifiée.

Infection

Toute infection active reporte le prélèvement, quelle que soit sa localisation. Une angine, une cystite ou une plaie infectée entrent dans ce cadre. Le donneur attend la guérison puis le délai de deux semaines. Une infection transmissible par le sang entraîne, elle, une exclusion définitive.

Hypertension

L'hypertension bien contrôlée n'interdit pas le don. Plusieurs traitements antihypertenseurs restent compatibles avec le prélèvement. La tension mesurée le jour même demeure le critère décisif. Une hypertension instable ou récemment modifiée justifie un report prudent.

Maladies auto-immunes

Une maladie auto-immune touchant plusieurs organes contre-indique le don. Le système immunitaire du donneur y est durablement perturbé. Certaines formes localisées et stables font l'objet d'une évaluation individuelle. Le traitement en cours pèse fortement dans cette décision médicale.

Épilepsie

L'épilepsie demande une appréciation au cas par cas. Le don devient envisageable après une longue période sans crise ni traitement. Cette prudence évite tout risque de malaise pendant le prélèvement. Seule l'équipe médicale de l'EFS peut confirmer l'aptitude.

Asthme

Un asthme léger et bien contrôlé permet généralement de donner. Il faut être hors poussée et respirer normalement le jour du rendez-vous. Un asthme sévère traité par corticoïdes oraux au long cours empêche le don. Mentionnez toujours vos inhalateurs lors de l'entretien.

Anémie

L'anémie constitue une contre-indication temporaire évidente. Donner du sang aggraverait la carence et la fatigue du donneur. Le dosage de l'hémoglobine permet de repérer la situation rapidement. Une prise en charge du manque de fer précède toute reprise des dons.

Maladie cardiaque

Une maladie cardiaque sérieuse exclut définitivement le don. L’insuffisance cardiaque, l’angine de poitrine et l’infarctus entrent dans cette catégorie. Le système cardiovasculaire doit supporter sans difficulté la baisse de volume. Un souffle bénin ou une arythmie mineure sont évalués individuellement.

Maladie rénale

Une maladie rénale chronique contre-indique le don. Les reins participent directement à la production des globules rouges. Une insuffisance rénale perturbe cet équilibre déjà fragile. Une infection urinaire simple entraîne, elle, un simple report temporaire.

Maladie du foie

Une maladie hépatique chronique empêche également le don. Le foie intervient dans la fabrication des facteurs de coagulation. Une cirrhose ou une hépatite chronique justifient une exclusion durable. Une perturbation passagère du bilan hépatique demande un avis médical.

Cholestérol

Un cholestérol élevé n'empêche pas de donner son sang. Cette anomalie ne se transmet pas par la transfusion. Les statines restent compatibles avec le prélèvement. Une maladie cardiaque associée modifie en revanche la décision.

Allergies

Une allergie saisonnière n'interdit pas le don. Il faut simplement être hors crise et respirer normalement. Les antihistaminiques sont autorisés dans la plupart des situations. Une injection de désensibilisation impose un délai d'environ trois jours.

À retenir : une maladie chronique ne signifie pas toujours exclusion. Seul l'entretien préalable au don permet de trancher, avec vos traitements en main.

Fioles de sang et plasma

Médicaments : lesquels empêchent le don ?

Antibiotiques

La prise de médicaments, comme les antibiotiques, signale une infection en cours. Le don est donc reporté pendant toute la durée du traitement. Un délai d’environ une semaine après l’arrêt est ensuite appliqué. Ce recul permet de vérifier la disparition complète de l’épisode infectieux.

Anticoagulants

Un traitement anticoagulant empêche le don pendant toute sa durée. La coagulation du donneur y est volontairement ralentie. Le risque d'hématome au point de ponction augmente nettement. La maladie justifiant ce médicament constitue souvent, elle aussi, un obstacle.

Aspirine

L'aspirine modifie le fonctionnement des plaquettes pendant plusieurs jours. Un délai d'environ cinq jours après la dernière prise est demandé. Cette précaution concerne surtout le don de plaquettes, dont la qualité doit rester optimale. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens imposent un délai plus court, d'environ un jour.

Corticoïdes

Une corticothérapie locale, en crème ou en inhalation, pose rarement un problème. Les corticoïdes par voie orale au long cours demandent en revanche une évaluation. La maladie traitée oriente souvent la décision plus que le médicament lui-même. Signalez la posologie exacte lors de l'entretien préalable.

Isotrétinoïne

L'isotrétinoïne, prescrite contre l'acné sévère, contre-indique temporairement le don. Cette molécule présente un risque important pour une grossesse en cours. Un délai d'environ un mois après l'arrêt est habituellement retenu. Le même principe vaut pour d'autres rétinoïdes oraux.

Vaccins

La plupart des vaccins inactivés n'imposent aucun délai particulier. Un vaccin vivant atténué, comme celui contre la rubéole, demande quatre semaines d'attente. La vaccination contre la grippe ou le Covid reste compatible avec le don. L'essentiel est de se sentir en pleine forme le jour venu.

Médicament ou vaccin
Antibiotiques
Aspirine
Anti-inflammatoires non stéroïdiens
Vaccin vivant atténué
Vaccin inactivé
Délai avant le don
Environ 7 jours après l'arrêt
Environ 5 jours
Environ 1 jour
4 semaines
Aucun délai

Tatouage, piercing et esthétique : combien de temps attendre ?

Tatouage récent

Le délai après un tatouage a été raccourci en France. Il est passé de quatre mois à deux mois depuis le 15 juin 2026. Ce temps correspond à la cicatrisation de la peau et à la fenêtre de sécurité virale. Aucun délai n’est requis si le matériel utilisé était strictement à usage unique.

Piercing

Le piercing obéit exactement aux mêmes règles que le tatouage. Les boucles d’oreilles récentes entrent également dans cette catégorie. Comptez donc deux mois, sauf preuve d’un matériel à usage unique. Précisez la date exacte de la pose lors du questionnaire.

Maquillage permanent

Le maquillage permanent utilise une aiguille et de l'encre, comme un tatouage. Le même délai de deux mois s'applique donc logiquement. Sourcils, eye-liner ou lèvres suivent tous cette règle. Un matériel à usage unique documenté peut lever l'attente.

Microblading

Le microblading dessine les sourcils poil par poil avec une lame fine. Cette technique effraie parfois les donneurs, à tort. Elle relève simplement de la catégorie tatouage et esthétique. Le délai est donc identique, soit deux mois dans la situation habituelle.

Acupuncture

L'acupuncture n'impose plus d'attente si les aiguilles étaient à usage unique. En cas de doute sur le matériel, un délai de deux mois s'applique. La mésothérapie et la sclérose de varices suivent la même logique. Cette évolution élargit sensiblement le vivier de donneurs.

À retenir : un tatouage n'exclut personne à vie. Deux mois suffisent dans la très grande majorité des situations.

Chronologie temps de récupération après don du sang

Peut-on donner son sang après une opération ?

Chirurgie

Une intervention chirurgicale mineure impose environ une semaine d'attente. Une chirurgie majeure, avec hospitalisation prolongée, demande quatre mois. Le délai dépend de la nature de l'acte, pas de celle de l'anesthésie. La convalescence doit également être terminée avant tout don.

Endoscopie

Une endoscopie souple entraîne désormais un délai de deux mois. Cet examen introduit un instrument réutilisable dans les voies naturelles. Le risque résiduel reste très faible mais justifie une marge de sécurité. Précisez la date de l'examen lors de l'entretien médical.

Coloscopie

La coloscopie relève de la même famille d’examens endoscopiques. Le délai retenu est donc également de deux mois. Une biopsie ou l’ablation d’un polype ne modifie pas cette règle. Un résultat en attente peut cependant motiver un report supplémentaire.

Extraction dentaire

Une extraction dentaire demande un délai de sept jours. Le geste ouvre une porte d'entrée temporaire aux bactéries buccales. Un traitement de racine suit exactement la même règle. Toute infection dentaire associée repousse encore le don.

Soins dentaires

Un détartrage ou le soin d'une carie impose seulement vingt-quatre heures d'attente. Ces gestes restent peu invasifs pour la muqueuse buccale. Les substituts osseux utilisés en implantologie ne bloquent plus le don. En cas de doute, mentionnez le rendez-vous chez le dentiste.

Voyage : peut-on donner son sang ?

Pays tropicaux

Un séjour récent hors d'Europe peut retarder le don. Le délai dépend du pays visité et de la date exacte du retour. L'EFS met à disposition un outil dédié aux contre-indications de voyage. Les quatre derniers mois de déplacements sont systématiquement passés en revue.

Paludisme

Un séjour en zone impaludée reporte le don de sang total. Le délai courant atteint quatre mois après le retour. Le don de plasma reste parfois possible plus tôt, selon la destination. Le moustique vecteur circule dans de nombreuses régions tropicales.

Dengue

La dengue circule aujourd’hui bien au-delà des zones historiques. Un retour d’une région touchée impose en général vingt-huit jours d’attente. Un épisode symptomatique prolonge ce délai au-delà de la guérison. Signalez toute fièvre survenue pendant ou après le voyage.

Zika

Le virus Zika suit une logique très proche de la dengue. Un délai d’environ vingt-huit jours après le retour s’applique. Une transmission sexuelle possible allonge parfois cette précaution. La liste des zones à risque évolue et doit être vérifiée avant chaque don.

Combien de sang prélève-t-on ?

Quantité prélevée

La quantité de sang prélevée varie entre 420 et 480 mL. Ce volume est ajusté au poids et à la taille du donneur. Il correspond à environ 7 mL par kilogramme, soit moins de 10 % du volume sanguin. Un adulte possède en moyenne quatre à cinq litres de sang.

Durée du prélèvement

Le prélèvement lui-même dure entre sept et dix minutes. Le rendez-vous complet occupe environ une heure, pauses comprises. Le don de plasma demande près de quarante-cinq minutes. Le don de plaquettes s'étend, lui, sur environ quatre-vingt-dix minutes.

Le corps renouvelle-t-il rapidement le sang ?

Le renouvellement du sang commence immédiatement après le don. Le volume liquide est reconstitué en quelques heures grâce à l'hydratation. Les globules rouges demandent plusieurs semaines pour retrouver leur niveau initial. Les réserves de fer se refont plus lentement, d'où les délais entre deux dons.

Est-ce douloureux ?

La sensation ressemble à celle d'une prise de sang classique. Seule la piqûre initiale se remarque vraiment, pendant une seconde. Le personnel utilise du matériel stérile à usage unique. La plupart des donneurs décrivent une expérience bien plus simple qu'imaginée.

Combien de fois peut-on donner son sang ?

Hommes

Un homme peut donner son sang jusqu'à six fois par an. Cette limite tient compte de la reconstitution des réserves en fer. Les dons réguliers restent précieux pour stabiliser la collecte nationale. Un suivi biologique accompagne chaque prélèvement.

Femmes

Une femme peut donner jusqu'à quatre fois par an. Les pertes liées aux règles expliquent cette différence. Le seuil d'hémoglobine exigé est également plus bas chez la femme. Une carence en fer détectée conduit à espacer davantage les dons.

Délais entre deux dons

Un intervalle minimal de huit semaines sépare deux dons de sang total. Les délais entre dons de nature différente varient de deux à seize semaines. Le total annuel ne dépasse jamais vingt-quatre prélèvements, tous types confondus. L'application de l'EFS calcule automatiquement votre prochaine date possible.

Profil
Homme, sang total
Femme, sang total
Tous dons confondus
Nombre maximal par an
6 dons
4 dons
24 prélèvements
Intervalle minimal
8 semaines
8 semaines
Variable selon le type

Don de plasma : quelle différence avec le don du sang ?

Quelle est la différence avec un don de sang total ?

Le don de sang total recueille les trois composants en une seule fois. Le don de plasma utilise un automate qui sépare les éléments du sang. Vos globules rouges et vos plaquettes vous sont restitués pendant la séance. Cette technique, appelée aphérèse, récolte deux à quatre fois plus de plasma.

Combien de temps dure un don de plasma ?

Le prélèvement dure en moyenne 45 minutes, parfois un peu plus. Il faut prévoir environ 1 h 30 sur place, entretien et collation compris. Le don se pratique uniquement en maison du don, sur rendez-vous. Un seul bras est sollicité pendant toute la séance.

Combien de fois peut-on donner son plasma ?

Le plasma peut être donné jusqu'à 24 fois par an. Un délai de deux semaines sépare ce don de tout autre prélèvement. Cette fréquence élevée s'explique par la restitution des globules rouges. Les réserves en fer ne sont donc pas entamées.

Pourquoi donner son plasma ?

Le plasma sert à fabriquer des médicaments dérivés irremplaçables. Environ 500 000 malades en dépendent chaque année en France. Les immunodéprimés, les hémophiles et certains patients neurologiques sont concernés. La France reste dépendante des importations pour ces traitements. L'EFS vise un million de dons de plasma en 2026.

Le don de plaquettes : ce qu'il faut savoir

Qu'est-ce que le don de plaquettes ?

Le don de plaquettes se réalise par aphérèse, comme le don de plasma. Un automate extrait uniquement les plaquettes puis restitue les autres composants. Le prélèvement recueille 450 à 650 mL de plasma riche en plaquettes. Un seul donneur fournit ainsi six fois plus de cellules qu'un don de sang.

Combien de temps dure un don de plaquettes ?

Le prélèvement dure environ 90 minutes. Il faut prévoir près de deux heures sur place, entretien et collation compris. Le don se déroule allongé, en maison du don, uniquement sur rendez-vous. Beaucoup de donneurs en profitent pour lire ou se reposer.

Qui peut donner ses plaquettes ?

Le don de plaquettes est ouvert de 18 à 65 ans. Il faut peser au moins 55 kg et présenter un taux de plaquettes suffisant. Une analyse préalable vérifie ce paramètre avant le premier rendez-vous. Tous les groupes sanguins sont recherchés pour ce type de don.

À quoi servent les plaquettes ?

Les plaquettes évitent les hémorragies chez les patients les plus fragiles. Les leucémies et les autres maladies du sang en consomment énormément. Une chimiothérapie freine la production naturelle par la moelle osseuse. Les greffes et les hémorragies massives justifient aussi une transfusion de plaquettes.

Combien de fois peut-on donner ses plaquettes ?

Le don de plaquettes reste possible jusqu'à 12 fois par an. Un délai de quatre semaines sépare deux prélèvements successifs. Cette fréquence élevée tient à la régénération rapide de ces cellules. La disponibilité du donneur compte ici autant que son éligibilité.

Comment se déroule un don du sang ?

Accueil

L'équipe vous accueille dès l'entrée de la collecte mobile ou de la maison du don. Votre pièce d'identité est vérifiée puis votre dossier ouvert. Un questionnaire vous est remis pour préparer l'entretien. Un espace calme permet de le remplir tranquillement.

Questionnaire

Le questionnaire santé aborde vos antécédents, vos voyages et vos traitements. Les réponses doivent être sincères et complètes. Elles protègent à la fois votre santé et celle du receveur. Ce document reste strictement confidentiel.

Entretien

Un professionnel de santé reprend chaque point avec vous. Cet entretien préalable au don dure généralement quelques minutes. Il permet de poser vos questions sans gêne ni jugement. Seule cette étape valide définitivement l'aptitude au prélèvement.

Prélèvement

Le don se déroule allongé, sous surveillance médicale constante. Une poche stérile recueille le sang, avec quelques tubes échantillons associés. Ces tubes servent aux analyses de sécurité obligatoires. Bouger les mains et les pieds améliore le débit pendant le don.

Collation

La collation clôt le parcours et joue un rôle réel. Une pause d’environ vingt minutes limite nettement les malaises. Boire abondamment aide à restaurer le volume sanguin perdu. Ce moment convivial rassemble donneurs, bénévoles et équipes soignantes.

Parcours don du sang

Don du sang autour de moi : Où donner ?

Maison du don ou collecte mobile ?

L'EFS dispose de plus de 115 maisons du don en France. Ces sites fixes accueillent aussi le plasma et les plaquettes. Environ 40 000 collectes mobiles s'installent chaque année en ville, en entreprise ou à l'université. Une collecte se tient souvent bien plus près de chez vous qu'imaginé.

Comment prendre rendez-vous ?

La prise de rendez-vous se fait en ligne ou depuis l'application de l'EFS. Elle réduit nettement l'attente sur place. Le site officiel recense les collectes autour d'une adresse ou d'un code postal. Un test d'auto-évaluation permet de vérifier son éligibilité avant de venir.

Le don du sang est-il dangereux ?

Existe-t-il un risque d'infection ?

Non, donner son sang n'expose à aucun risque infectieux sérieux. Le geste ne met jamais le donneur en contact avec le sang d'autrui. Le point de ponction est désinfecté avant puis protégé après. Une infection locale reste exceptionnelle et se soigne simplement.

Le matériel est-il vraiment à usage unique ?

Oui, chaque aiguille est stérile et jetée après un seul usage. Poches, tubulures et tubes échantillons suivent la même règle. Aucun matériel ne circule d'un donneur à l'autre. Ce principe explique l'impossibilité d'attraper le VIH ou une hépatite en donnant.

Des effets secondaires graves sont-ils possibles ?

Les incidents sérieux restent très rares lors d'un don du sang. La grande majorité des désagréments se limite à un malaise bref ou à un hématome. Une équipe soignante surveille chaque donneur pendant puis après le prélèvement. Un numéro de contact permet de signaler tout symptôme survenu ensuite.

Comment la sécurité du don est-elle garantie ?

La sécurité transfusionnelle repose sur plusieurs filtres successifs. Le questionnaire, puis l'entretien médical, écartent les situations à risque. Chaque poche subit ensuite des analyses biologiques obligatoires. Les critères nationaux sont fixés par arrêté et révisés régulièrement.

Quels sont les effets secondaires ?

Fatigue

Une fatigue passagère peut apparaître dans les heures suivantes. Elle reste légère chez la plupart des donneurs bien préparés. Un repas correct et une bonne hydratation l'atténuent nettement. Une fatigue persistante doit conduire à contacter l'EFS.

Malaise vagal

Le malaise vagal est l'incident le plus fréquent, mais il demeure rare. Il se traduit par une pâleur, des sueurs et une sensation de vertige. L'équipe intervient immédiatement en surélevant les jambes. Venir hydraté et non à jeun réduit fortement ce risque.

Hématome

Un hématome peut se former au point de ponction. Il correspond à un simple épanchement de sang sous la peau. Une compression de quelques minutes après le retrait de l'aiguille l'évite souvent. La coloration disparaît spontanément en quelques jours.

Vertiges

Des vertiges brefs surviennent parfois au moment de se lever. Il suffit alors de se rasseoir et de respirer calmement. Boire un verre d'eau accélère nettement le retour à la normale. Prévenez systématiquement l'équipe si la sensation persiste.

Conseils après le don

Buvez beaucoup d'eau tout au long de la journée. Évitez le sport intense, l'alcool et le tabac dans les heures qui suivent. Gardez le pansement environ quatre heures pour protéger le point de ponction. Reportez la conduite si votre métier présente un risque particulier.

À retenir : prévenez l'EFS si vous tombez malade dans les jours suivant votre don. Cette information contribue à la sécurité du receveur.

Don du sang et fer : réserves, ferritine et récupération

Pourquoi le don puise-t-il dans les réserves de fer ?

Chaque don emporte des globules rouges et le fer qu'ils contiennent. L'organisme puise alors dans ses réserves pour reconstituer le stock. Ce mécanisme explique les délais imposés entre deux prélèvements. Une carence installée provoque fatigue, essoufflement et pâleur.

Qu'est-ce que la ferritine ?

La ferritine est la protéine qui stocke le fer dans l’organisme. Son dosage reflète l’état réel des réserves, mieux que l’hémoglobine seule. L’EFS peut vérifier ce paramètre chez les donneurs réguliers. Une ferritine basse conduit à espacer les dons, sans interdire le geste.

Que manger après un don de sang ?

Une alimentation riche en fer accélère nettement la récupération. La viande rouge, le boudin noir et les abats en apportent beaucoup. Les lentilles, les épinards et les fruits secs complètent les apports végétaux. La vitamine C améliore de son côté l'absorption du fer.

Combien de temps faut-il pour refaire son fer ?

Le délai dépend du stock initial de chaque donneur. Comptez souvent plusieurs semaines, parfois quelques mois, pour une reconstitution complète. L’EFS conseille un délai de trois mois chez l’homme si les réserves sont basses. Ce délai passe à quatre mois chez la femme.

Élément
Volume sanguin
Plasma
Globules rouges
Réserves en fer
Temps moyen de récupération
Quelques heures
24 à 48 heures
4 à 8 semaines
Plusieurs semaines à quelques mois selon les réserves

Pourquoi certaines personnes sont-elles refusées ?

Pourquoi je ne peux pas donner mon sang ?

Un refus surprend souvent, surtout après un déplacement. Il ne remet jamais en cause la générosité du candidat. La décision protège soit le donneur, soit le receveur, parfois les deux. L'équipe explique toujours le motif pendant l'entretien confidentiel.

Exclusion temporaire ou exclusion définitive ?

L'exclusion temporaire concerne la très grande majorité des refus. Un tatouage récent, une infection ou un voyage entrent dans ce cadre. L'exclusion définitive vise des antécédents précis, comme une transfusion reçue. Une maladie chronique sévère ferme également l'accès au don.

Que faire après un refus ?

Notez la date à laquelle le don redeviendra possible. L'équipe indique ce délai avec précision avant votre départ. Le questionnaire en ligne de l'EFS évite ensuite un déplacement inutile. Parler du don autour de soi reste une autre forme d'engagement.

Les contre-indications temporaires

Une contre-indication temporaire reporte le don sans jamais le supprimer. Elle protège le donneur autant que le patient transfusé. Le tableau ci-dessous rassemble les principaux délais d'attente en vigueur. Ces repères ne remplacent pas l'entretien préalable, seul habilité à valider votre aptitude.

Tableau récapitulatif des délais avant un don

Situation
Fièvre supérieure à 38 °C
Infection, gastro-entérite ou angine
Antibiotiques
Aspirine
Vaccin vivant atténué
Vaccin inactivé, grippe ou Covid
Tatouage ou piercing
Maquillage permanent ou microblading
Soin dentaire simple ou détartrage
Extraction dentaire, dent de sagesse comprise
Coloscopie ou endoscopie souple
Chirurgie mineure
Chirurgie majeure
Grossesse, accouchement ou fausse couche
Voyage en zone à risque viral
Séjour en zone impaludée
Délai indicatif avant le don
14 jours après la fin des symptômes
14 jours après guérison complète
Environ 7 jours après l'arrêt
Environ 5 jours
4 semaines
Aucun délai
2 mois
2 mois
24 heures
7 jours
2 mois
Environ 1 semaine
4 mois
6 mois
Environ 28 jours après le retour
4 mois après le retour

Les contre-indications définitives

Certaines maladies ferment durablement l'accès au don. Les pathologies cardiaques sévères, rénales ou hépatiques chroniques en font partie. Le diabète insulinodépendant et la plupart des antécédents de cancer entrent aussi dans cette liste. La règle vise à ne jamais fragiliser un donneur pour aider un receveur.

Les infections transmissibles par voie sanguine constituent le second grand motif. Le VIH, l'hépatite B et l'hépatite C excluent définitivement le don. Le dépistage systématique de chaque poche complète cette barrière initiale. Aucune transfusion ne doit exposer un patient déjà affaibli à un nouveau risque.

Des situations particulières entraînent également une exclusion durable. Avoir reçu une transfusion sanguine ou une greffe empêche par exemple de donner. Un traitement ancien par hormone de croissance extractive suit la même règle. Les personnes sous tutelle ne peuvent pas donner leur sang, contrairement aux personnes sous curatelle.

Les idées reçues sur le don du sang

Donner son sang fait-il grossir ?

Non, cette croyance ne repose sur aucune donnée solide. Le don ne modifie ni le métabolisme ni l'appétit durablement. La collation offerte représente une quantité très modeste de calories. La prise de poids observée par certains relève d'autres habitudes de vie.

Perd-on beaucoup de sang ?

Non, le volume prélevé reste modeste au regard des réserves du corps. Un adulte possède quatre à cinq litres de sang en circulation. Le don en retire moins d'un dixième, sous surveillance constante. Cette proportion est justement calculée pour éviter tout retentissement notable.

Le corps fabrique-t-il rapidement du sang ?

Oui, la régénération commence dès la fin du prélèvement. Le plasma est reconstitué en quelques heures grâce aux boissons. Les globules rouges demandent en revanche plusieurs semaines. Cette différence explique le délai de deux mois entre deux dons de sang total.

Le don fatigue-t-il longtemps ?

Non, la plupart des donneurs reprennent leurs activités le jour même. Une légère baisse d'énergie peut se ressentir quelques heures. Le repos, l'eau et un repas complet suffisent généralement. Une fatigue prolongée doit faire évoquer une carence en fer à explorer.

Conclusion

Le don du sang tient sur un équilibre simple : protéger le donneur, protéger le receveur. Les critères d'âge, de poids et de santé répondent à cette double exigence. Les règles évoluent d'ailleurs régulièrement, avec un assouplissement notable depuis le 15 juin 2026. Les délais après un tatouage ou une endoscopie ont ainsi été divisés par deux.

Beaucoup de personnes s'excluent elles-mêmes à tort du don du sang. Un tatouage récent, une hypertension traitée ou un asthme léger n'interdisent souvent rien. Le questionnaire en ligne de l'EFS permet de vérifier son éligibilité en quelques minutes. Seul l'entretien avec un professionnel de santé donne toutefois la réponse définitive.

Le geste demande environ une heure, quelques fois par an. Il reste l'un des rares gestes de solidarité totalement irremplaçables. Aucune technologie ne fabrique aujourd'hui les produits sanguins labiles nécessaires aux malades. Prendre rendez-vous dans une maison du don ou sur une collecte mobile suffit à agir.

Sources

Institut Pasteur : La dengue

OMS : Maladie à virus Zika

EFS : Don du sang

Vos questions fréquentes

Peut-on donner son sang à jeun ?

Non, il ne faut jamais donner son sang à jeun. Un repas préalable réduit nettement le risque de malaise. Un simple encas suffit si le rendez-vous tombe en dehors des repas habituels.

Peut-on boire de l'alcool avant ?

Il est vivement déconseillé de boire de l'alcool avant un don. La consommation favorise la déshydratation et les malaises. Mieux vaut également l'éviter dans les heures suivant le prélèvement.

Peut-on fumer ?

Fumer n'empêche pas de donner son sang. Évitez la cigarette juste avant le don puis dans l'heure qui suit. La consommation de cannabis impose d'attendre d'être parfaitement lucide.

Peut-on donner son sang pendant les règles ?

Oui, les règles ne constituent pas une contre-indication. Le taux d'hémoglobine est vérifié comme pour tout autre donneur. Reportez simplement le don si vous vous sentez fatiguée ce jour-là.

Peut-on donner après un vaccin ?

Cela dépend du type de vaccin reçu. Un vaccin inactivé, comme celui contre la grippe, n'impose aucun délai. Un vaccin vivant atténué demande en revanche quatre semaines d'attente.

Peut-on donner après une opération ?

Oui, après un délai adapté à l'intervention. Une chirurgie mineure demande environ une semaine de recul. Une chirurgie majeure impose quatre mois avant tout nouveau don.

Peut-on donner avec un tatouage ?

Oui, un tatouage ne ferme jamais définitivement la porte du don. Le délai actuel est de deux mois après la séance. Aucune attente n'est requise si le matériel était strictement à usage unique.

Peut-on donner avec du diabète ?

Cela dépend du traitement suivi. Un diabète équilibré par le régime ou par comprimés autorise souvent le don. Un traitement par insuline constitue en revanche une contre-indication définitive.

Peut-on donner si on prend des médicaments ?

Beaucoup de médicaments restent compatibles avec le don. Les antihypertenseurs et les contraceptifs ne posent généralement aucun problème. Apportez la liste de vos traitements pour faciliter l'entretien médical.

Peut-on conduire après un don ?

Oui, la conduite reste possible après la collation et le temps de repos. Certaines professions à risque imposent toutefois un délai d'environ douze heures. Les chauffeurs professionnels et les pilotes doivent signaler leur métier avant le don.

Combien de temps dure un don ?

Le prélèvement de sang total dure sept à dix minutes. Le rendez-vous complet occupe environ une heure. Le don de plasma demande environ quarante-cinq minutes, celui de plaquettes quatre-vingt-dix.

Combien de temps faut-il pour récupérer ?

Le volume liquide est reconstitué en quelques heures seulement. Les globules rouges retrouvent leur niveau en plusieurs semaines. Les réserves en fer expliquent le délai de deux mois entre deux dons.

Peut-on pratiquer du sport après ?

Oui, mais pas immédiatement après le don. Évitez les efforts intenses pendant environ vingt-quatre heures. Une activité douce comme la marche ne présente aucun inconvénient.

À quelle fréquence donner son sang ?

Un homme peut donner jusqu'à six fois par an. Une femme peut donner jusqu'à quatre fois par an. Un intervalle minimal de huit semaines sépare deux dons de sang total.

Pourquoi mesure-t-on le poids ?

Le poids détermine directement le volume de sang prélevé. Un seuil de 50 kg garantit une proportion sans danger pour le donneur. Le don de plaquettes exige, lui, au moins 55 kg.

Combien de litres de sang possède un adulte ?

Un adulte possède en moyenne quatre à cinq litres de sang. Ce volume varie selon la taille, le poids et le sexe. Le don en prélève moins d'un dixième, soit 420 à 480 mL.

Peut-on donner son sang après une fausse couche ?

Un délai de six mois s'applique après la fin de la grossesse. Cette règle vaut également après une interruption volontaire. Ce temps permet de reconstituer les réserves en fer.

Peut-on donner après une transfusion ?

Non, avoir reçu une transfusion sanguine constitue une contre-indication définitive. Cette précaution protège les futurs receveurs. Vous pouvez en revanche promouvoir le don autour de vous.

Peut-on donner après une gastro ou une angine ?

Oui, une fois la guérison complète obtenue. Le délai habituel atteint quatorze jours après la fin des symptômes. Une fièvre persistante repousse encore la date du don.

Peut-on donner après une extraction de dent de sagesse ?

Oui, après un délai de sept jours. Ce geste ouvre une porte d'entrée temporaire aux bactéries. Un soin dentaire simple demande seulement vingt-quatre heures d'attente.